Le nouveau CLJT Emilienne Moreau propose aux jeunes femmes et hommes de 18 à 25 ans, en insertion professionnelle, un hébergement de qualité, à un prix abordable. « L’ancien foyer ne correspondait plus aux normes de sécurité et de confort. L’Office public départemental de l’habitat des Hauts-de-Seine, fortement soutenu par le Maire de Suresnes, a décidé de reconstruire le foyer », explique Marc Reboul, directeur du CLJT Emilienne Moreau. Le projet architectural retenu présente un habitat moderne, combinant espaces privatifs et communs, ainsi qu’un bâtiment respectant les caractéristiques de la Cité jardins dans laquelle est implanté le foyer. Le coût de la construction s’est élevé à dix millions d’euros, pris en charge par l’Office public départemental de l’habitat, la Région Ile-de-France, le Conseil général des Hauts-de-Seine et, pour une moindre part, le CLJT.
Plus de confort pour les jeunes
Le CLJT Emilienne Moreau possède aujourd’hui cent quarante chambres individuelles avec salles de bains et sanitaires incorporés ; sept d’entre elles sont aménagées pour les personnes à mobilité réduite. Plus spacieuses, les chambres ont été équipées par le CLJT d’un mobilier neuf et coloré. Des espaces collectifs favorisent les rencontres et la convivialité. Ainsi, les jeunes disposent d’une salle de sport, d’une salle multimédia, d’un accès à Internet grâce au réseau Wifi, d’une cuisine collective, d’une salle d’animation, d’une laverie et d’un restaurant. La réhabilitation a permis au foyer de jeunes travailleurs d’obtenir le conventionnement à l’aide personnalisée au logement, en tant que résidence sociale. Par conséquent, les résidants bénéficient d’aides au logement plus importantes, déduites de la redevance d’hébergement (toutes charges comprises) à acquitter mensuellement.
Les économies d’énergie à l’honneur
Par une opération de construction-démolition, le nouvel établissement a vu le jour sur le terrain de l’ancien foyer. « La destruction de l’ancien foyer n’a eu lieu que lorsque le nouveau fut en mesure d’accueillir les jeunes. Les résidants ont été informés tout au long des travaux grâce aux conseils de concertation. Le CLJT a tout mis en œuvre pour que cela se passe le mieux possible », précise Marc Reboul. Le bâtiment rappelle l’architecture des années 30, époque de la création de la Cité jardins de Suresnes, sa façade est recouverte de briquettes, sa hauteur limitée à deux étages. Sur le toit, des panneaux solaires viennent en renfort de la production d’eau chaude, des terrasses végétalisées aident à l’isolation thermique et à la rétention des eaux lors de fortes pluies. L’ensemble de la structure se prête aux économies d’énergie : isolation, luminosité extérieure, lampes basse consommation, éclairage minuté, toilettes double chasse, robinets à butée, tri sélectif, etc. La quantité d’énergie consommée pourrait ainsi être réduite de 20 à 30 % par an. « Un premier bilan sur les économies d’énergie sera réalisable d’ici deux ans. D’ores et déjà, les jeunes ont gagné en confort, en intimité, en rapport qualité-prix et en prestations », conclut le directeur.