Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), les départements ont, en 2008, mobilisé 35 millions d’euros au titre des fonds d’aide aux jeunes, dans le but d’aider les 18-25 ans en difficulté d’insertion.
Les fonds d’aide aux jeunes (FAJ) attribuent des aides pécuniaires individuelles et financent des actions collectives, et ce afin de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des 18-25 ans. Créés en 1989 et rendus obligatoires en 1992, ils relèvent depuis 2005 de la compétence exclusive des conseils généraux, après un pilotage conjoint avec l’Etat. La DREES fait le bilan des FAJ octroyés en 2008, dans son étude « Les fonds d’aide aux jeunes : une aide départementale de dernier recours pour les 18 à 25 ans » (mars 2010).
L’alimentation : la finalité de 53 % des aides individuelles
Sur les 35 millions d’euros consacrés au FAJ par les conseils généraux en 2008, 26 millions ont servi à financer 135 000 aides individuelles, soit un montant moyen de 193 euros. Concrètement, cette moyenne varie fortement d’un département à l’autre. Dans leur quasi-totalité, les sommes allouées constituent des subventions et non des prêts, compte tenu de la très faible capacité de remboursement du public destinataire. De même, 20 % du montant des aides individuelles ont été octroyés dans le cadre d’une procédure d’urgence. L’alimentation représente la finalité de plus de la moitié des aides des FAJ, la mobilité et le transport venant ensuite, puis la formation et le logement. S’agissant du profil des jeune aidés, on rencontre, en 2008, tous les âges entre 18 et 25 ans, une majorité de femmes (54 %), des personnes sans diplôme (40 %), avec une formation de niveau CAP ou BEP (35 %) voire de niveau égal ou supérieur au bac (24 %). Parmi les aides individuelles allouées, 56 % concernent des chômeurs, 27 % des personnes en formation et 17 % des salariés. La DREES souligne que « plus de la moitié des aides ont été attribuées à des jeunes déclarant n’avoir aucune ressource ». Par ailleurs, deux tiers des bénéficiaires connaissent une décohabitation parentale sans pour autant disposer d’un logement autonome.
Neuf millions d’euros consacrés aux aides collectives
Outre les aides individuelles, deux départements sur trois ont initié, en 2008, des actions collectives dans le cadre du FAJ, destinées à 41 000 jeunes. D’un montant total de 6 millions d’euros, le budget a été consacré, en majorité, à l’accompagnement social et à l’insertion, puis à la mobilité ou au transport. Pour 28 départements, le FAJ a également servi à financer, à hauteur de près de 3 millions d’euros, d’autres fonds ou organismes oeuvrant en faveur des jeunes, essentiellement dans le domaine de l’insertion sociale.
• www.travail-solidarite.gouv.fr > Etudes, recherche et statistiques de la DREES > Publications : pour télécharger l’étude (Etudes et résultats, n°721, mars 2010, 6 p.) sur le site du ministère du travail, de la solidarité et de la fonction publique.